En fait, Réjean, c'est assez évident merci que les échecs par correspondance et les échecs OTB ne demandent pas les mêmes qualifications. Un maître devrait savoir ça!
Un autre exemple qui me vient en tête avec cette comparaison : avez-vous vu l'émission «Le cercle»? Pour bien performer à cette émission, il faut avoir un cerveau d'une rapidité incroyable! Moi-même, je me considère relativement bon en français, mais demandez moi pas de trouver 28 verbes qui commencent par «ad» en 15 secondes, je serais même pas capable d'en donner 2. Quoique, si tu sors «adouber», ça flashe! C'est comme un examen de français, mais à cadence blitz!
J'avais déjà vu une rare entrevue avec Foglia dans laquelle il disait qu'il ne voulait pas aller à la télé parce qu'il a l'air con quand il réfléchit! Et pourtant, c'est un des meilleurs journalistes au Québec. Il préfère réfléchir «par correspondance» plutôt que «live». Probablement que si il essayait d'animer une émission à la télé, on trouverait qu'il a l'air con, mais sur papier, il a l'air très intelligent.
Donc, c'est évident que quand on parle de «raisonnement» en général, que ce soit aux échecs, en français ou ailleurs, le temps et les circonstances (stress etc.) sont autant sinon plus importants que les connaissances, le jugement ou la mémoire. Certains réfléchissent bien sous pression, d'autres non. Certains réfléchissent rapidement, d'autres non. Mais ceux qui sont moins rapides sont parfois capables d'aller plus en profondeur si on leur en laisse le temps!
Si jamais les circonstances me le permettent (temps et argent), je crois bien que je vais essayer ça un jour, les échecs par correspondance. Pour l'instant, ma bibliothèque et mes logiciels ne sont probablement pas à la hauteur! Pis on parle pas de mes connaissances ou de mon jugement stratégique!
Mathieu




