Je me ramasse dans une finale Roi et tour contre Roi, tour et pion h. Mon adversaire fait l'erreur de pousser le pion jusqu'à h2, ce qui me donne une multitude de possibilité de pat.
Malheureusement pour mon adversaire, il tente d'évite le pat à tout prix. Je donne des échecs, je cloue son cavalier continuellement et la position ne se répète peu ou pas.
Il lui reste 3 secondes et moi 23 minutes au dernier contrôle de temps.
Évidemment, il perd au temps.
Plusieurs éléments extérieurs sont à considérer:
1) J'ai déjà 2 byes de pris en 2ème et 5ème ronde, donc j'ai seulement 4 parties pour me reprendre, tandis qu'il en a 6.
2) Je suis le lift de François Caire pour le retour à Québec.
3) Mon adversaire fait un retour aux échecs, c'est sa 1ère partie de tournoi!
4) Il ne connaît pas le règlement, c'est-à-dire qu'il n'a jamais réclamé la nulle à l'arbitre.
5) Mon adversaire parle pendant que je pense. Un moment donné, je me rappelle cette phrase "Eille, c'est rien qu'un jeu!" Je ne suis plus sûr de vouloir me taper 1400 - 1500 kilomètres dans ma fin de semaine avec 3 heures de sommeil par jour.
Qu'auriez-vous fait à ma place ?
Étant donné que François Caire peut descendre avec Samuel Bourassa, j'ai finalement dit à l'arbitre que je considérais que c'était une nulle. Mais j'avais plus le goût de me taper 5 heures de route par jour pis de ne pas avoir le droit de réclamer le gain. J'ai déjà été le joueur qui connaissait mal les règlements dans le passé, pis j'ai avalé la pilule.
D'un autre côté, mon adversaire voulait abandonné le tournoi, voir les échecs, il était dégoûté que je puisse réclamer le gain dans cette position.
J'ai donc mis 1/2 - 1/2 sur la carte de pointage et j'ai dit à l'arbitre que je me retirais du tournoi.
Bien à vous,
Réjean Tremblay




