Réjean Tremblay a écrit :Sébastien, le but serait d'avoir des conditions à peu près équivalente pour les ordis et les humains.
Le problème que je vois avec cette approche Réjean, c'est de déterminer jusqu'où on permet à l'ordinateur d'emmagasiner de l'information en mémoire avant une partie. Un être humain a une certaine capacité de mémorisation, certe plus faible que celle d'un ordi à certains égards, mais on a quand même le droit d'apprendre par coeur des ouvertures et des finales! Alors comment faire pour déterminer ce qu'un ordinateur a le droit de mémoriser? N'oublions pas qu'aujourd'hui, je peux facilement mettre en mémoire vive d'un ordinateur puissant les tables de Nalimov au complet, en parallèle avec des bases de données entières de parties et un livre d'ouverture on ne peut plus complet. On ne peut pas dire que c'est comme consulter un livre ou un cédérom puisque c'est de l'information mémorisée directement dans le "cerveau" de la machine. Fixer des limites arbitraires m'apparaît comme un exercice ardu et pas très utile.
Si j'ouvrais mes livres de finales dans notre prochaine partie, tu t'en plaindrais sûrement avec raison. Pourquoi accepte-t-on cette possibilité pour les ordis ?
Voir ma réponse à ta première question. Quand je joue contre Réjean Tremblay, je ne joue pas contre un Réjean Tremblay flambant neuf, avec le cerveau fraîchement formaté. Je joue contre un Réjean Tremblay qui a mémorisé une quantité considérable de lignes dans les ouvertures et les finales.
À la limite, je pourrais m'offusquer et demander qu'afin d'être juste, tu oublies une partie de ce que tu as appris afin d'être au même niveau que moi. Tu vois bien que ce serait ridicule.
Si on veut voir des parties parfaites avec tout leur matériel disponible, il y a les tournois entre ordis, aucun "concurrent" n'est lésé à ce moment puisqu'ils sont sur un pied d'égalité.
Je ne me sens pas lésé du tout quand je joue contre une machine. Je sais dans quoi je m'embarque et je sais que la moindre erreur me sera fatale.
Conclusion: je vois aucun intérêt, hormis didactique, à faire jouer des machines délestées d'une partie de leurs potentiel.
Sébastien