Paul Cummins a écrit :Mais farce appart,

j'ai compris que je n'ai pas vraiment une bonne technique d'analyse.
Est-ce qu'on regarde une suite de coups avec l'ordinateur avant ou après notre analyse? L'année passé, j'ai regarde une position avec quelqu'un qui a conclu qu'un coup que j'ai fait était un mauvais coup, mais l'ordinateur l'a choisi comme le meilleur. Est-ce que l'analyse était une perte de temps?
Je ne pense pas que ce soit une perte de temps : c'est l'occasion pour les joueurs d'échanger ce à quoi ils ont pensé pendant la partie, ce que l'ordinateur ne te dira jamais.
Par ailleurs, l'ordi est très bon pour signaler des passes tactiques, mais je pense qu'il est mauvais pour l'ouverture, dès qu'on sort de son livre, et pour le milieu de partie. J'entends par là qu'il va donner des coups jouables, mais pas forcément des coups qu'en tant qu'humain tu veux jouer. Par exemple, pour la dernière partie que j'ai jouée contre Réjean Plante, l'ordi me dit que, jusqu'à un certain point, c'est égal, mais quand je vois les suites qu'il envisage pour que l'égalité se maintienne, je me dis que j'aurais dû choisir un plan différent car ces suites ne me plaisent pas : la manière de jouer de l'ordi n'est pas celle d'un humain (
a fortiori un humain de mon niveau). C'est pourquoi je préfère entendre les conseils d'un humain, quitte à les vérifier ensuite avec l'ordi.
Et puis, si on n'analysait pas après les parties, à quoi servirait-il de venir au club ? On pourrait jouer dans notre coin contre une machine.
Paul Cummins a écrit :Aussi, je pense que l'analyse après la partie doit être semblable au processus que l'analyse que j'ai pendant la partie. Je remarque que je n'ai pas vraiment une méthode de penser pendant mes parties. Je réfléchis, j'essayes d'utiliser mes connaissances, mais j'ai rien de systématique pour dire que je suis certaines règles de pensés. Si quelqu'un peut me dire dans quel revue a apparu l'article de Steve Bolduc (Comment penser aux échecs), ça serait apprécié.
Merci
Il y a des conseils sur les motifs à repérer dans le bouquin de John.
Une des conditions les plus importantes pour moi, c'est d'être en forme : si tel n'est pas le cas, je n'arrive pas à me concentrer et les motifs ne m'apparaissent pas.
Après, le processus à suivre durant une partie est à peu près toujours le même pour moi : j'envisage des coups et je vois comment les choses se passent, quelles suites ont ces coups. Après l'analyse de plusieurs coups, je m'aperçois, par exemple, que certains coups ou motifs reviennent souvent. Je me dis qu'ils sont donc importants et j'en tiens compte dans mon analyse. En analysant et réanalysant, je me familiarise avec la position et j'en comprends les enjeux : quelles cases sont bonnes, quels pièges sont à éviter, quelles pièces jouent un rôle important... J'utilise tout ça pour trouver le meilleur coup, et celui-là, je l'analyse plus à fond. Évidemment, ça, c'est dans l'idéal...
Le problème, c'est le temps : quand je ne suis pas en forme, je suis très lent et soit je me retrouve en
Zeitnot, soit je joue des coups insuffisamment analysés. Mais j'arrive parfois, quand je suis en forme, à tenir la partie même contre des joueurs plus forts.
De temps en temps, il m'arrive même, quand je regarde ma partie après, de m'aperçoir que j'ai joué un coup que l'ordinateur juge le meilleur, et de ne plus me souvenir pourquoi ! Je me dis que j'avais dû bien analyser et bien me familiariser avec la position, mais c'est un peu frustrant de ne plus comprendre pourquoi ce coup m'a paru le bon...
L'autre problème, c'est qu'il y a des positions que je ne comprends pas. Là, il faudrait que je familiarise avec des ouvertures et des positions plus variées, d'où mon regret de jouer le gambit Evans pour récolter des victoires.
--A
rthur